Communauté urbaine de Yaoundé: Langue de bois sur Africa 24 Imprimer
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SOCIETE
Écrit par Joseph Samuel Zoé   
Vendredi, 10 Août 2012 13:56

Invité sur la chaine panafricaine, le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, n'a pas pu apporter de réponses claires sur les expulsions des habitants de plusieurs quartiers de la ville.


Gilbert Tsimi Evouna n'a pas encore fini de donner des explications sur les opérations de déguerpissements des populations que mènent ses services dans la ville de Yaoundé depuis 2008. Après les démolitions observées dans les quartiers Briqueterie, Camps Sic Tsinga, montée Anne rouge, Ntaba Nlongkak, Tongolo, ..., le débat persiste au sujet des recasements et des indemnisations ou non des personnes concernées. Invité hier jeudi 9 août sur le plateau d'Africa 24, le «super maire» de la capitale est resté évasif dans ses réponses. Se contentant juste de rappeler le respect de la réglementation.

A la question de savoir ce que deviennent les personnes qui doivent quitter leurs habitations pour des travaux d'embellissement dans la ville, le délégué du gouvernement a d'abord laissé entendre que «le Cameroun est un Etat de droit». Poursuivant dans son argumentaire, il a indiqué que: «quand les gens sont expulsés, c'est en respect de la règlementation. Je veux par là dire que si vous êtes propriétaire d'un titre de propriété, et si au-delà de votre titre de propriété votre concession bénéficie d'un permis de construire, vous êtes indemnisés en totalité».

Au sujet des personnes déguerpies sans titre de propriété, pourtant les plus nombreuses, Gilbert Tsimi Evouna a été clair sur les antennes d'Africa 24. «Peut-être posez-vous le cas des personnes qui n'ont aucun titre de propriété ou bien qui ne bénéficient d'aucun droit. Donc, il y a ce que nous appelons des occupations spontanées, et nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, et c'est comme ça», a-t-il tranché. Tout compte fait, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé a laissé croire que le sort réservé aux personnes délogées de leurs habitations ne l'intéresse nullement. Même si ces victimes de l'embellissement de la capitale se retrouvent, pour la plupart, sans abris plusieurs années après leur déguerpissement.

 

 

Joseph Samuel Zoé