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Affaire BBJ-2: Marafa Hamidou Yaya accuse son successeur PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Olivier A. Ndenkop   
Vendredi, 10 Août 2012 12:25

Pendant son interrogatoire hier au Tribunal de grande instance du Mfoundi, il a présenté Atangana Mebara comme le responsable de l'échec de l'opération d'acquisition de l'avion présidentiel.


Jean-Marie Atangana Mebara n'était pas à l'audience criminelle d'hier au Tribunal de grande instance du Mfoundi. Mais, son nom est régulièrement revenu dans la défense de son prédécesseur, le Secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR). En effet, répondant aux questions de son avocat, Marafa Hamidou Yaya a clairement indiqué que l'avion présidentiel neuf, le Boeing business Jet-2 n'a pas été livré au Cameroun parce que «mon successeur a, pour des raisons que j'ignore, décidé de rompre le contrat qui avait été signé entre Boeing et GIA pour virer directement de l'argent à Boeing». Marafa Hamidou Yaya a soutenu que «Boeing avait pourtant fabriqué le Boeing commandé par le Cameroun. Cet avion a été réceptionné, immatriculé au Cameroun, et assuré par Chanas Assurance».

Pour sa défense, l'ex SG/PR a également soulevé, pour le déplorer, l'implication d'une «sulfureuse société dénommée APM (Aircraft Portfolio Management, NDLR) qui a été mandatée par mon successeur pour récupérer l'argent de l'Etat du Cameroun viré par la SNH». Selon Marafa, APM a été commis à cette tâche en raison de la «prise d'intérêt des plus proches collaborateurs» d'Atangana Mebara. Il s'agit nommément de Thomas Inoni Ephraïm, et de Réné Owona. Car, ce sont ces deux personnalités qui occupaient les fonctions de Secrétaire général adjoint numéros un et deux, sous Atangana Mebara.

 

Marafa ne connaît pas GIA


Au cours de cet interrogatoire qui aura duré de longues heures, Marafa Hamidou Yaya et son avocat, Patrice Monthé, ont passé en revue tout le processus d'acquisition du BBJ-2. C'est ainsi que l'accusé à situé l'idée du renforcement de la flotte présidentielle à l'année «1995, c'est-à-dire deux ans avant ma nomination au poste de Secrétaire général de la présidence de la République. [...] contrairement à ce que j'ai entendu du ministère public, ce n'est pas moi qui ai associé Yves Michel Fotso dans le projet d'acquisition de l'avion présidentiel [...]. Je ne connais pas GIA». L'ancien ministre de l'Administration territoriale a par ailleurs ajouté qu'il était impossible pour la présidence de la République d'acquérir un avion sans associer la Camair, puisque c'est cette société qui s'occupe des aspects techniques des aéronefs du chef de l'Etat.

Marafa a expliqué n'avoir aucune action dans les entreprises Rothwell Management, Avipro Finances, PCM, TLL GIA, CBC, PCM, etc., citées par le témoin Otélé Essomba comme des sociétés écrans utilisées par Yves Michel Fotso pour spolier l'Etat du Cameroun. Néanmoins, il reconnait avoir un «compte chèque à la CBC comme tout autre client». L'ex-SG/PR a d'ailleurs fourni le relevé dudit compte au tribunal pour soutenir ses déclarations selon lesquelles, «je n'ai jamais reçu un million de dollar dans mon compte CBC». Il convient de rappeler qu'au cours de la dernière audience dans le cadre de cette affaire BBJ-2, le témoin à charge Otélé Essomba a déclaré que Marafa était bénéficiaire d'un virement d'un million de dollar (600 millions F Cfa), somme qui n'a pu être touchée en Suisse, mais qui a été virée à la CBC. Au moment où nous mettions sous presse, les débats se poursuivaient.

 

Olivier A. Ndenkop

 

Mise à jour le Vendredi, 10 Août 2012 12:43
 

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