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Ambam: La tension perdure entre le préfet et le sous-préfet PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Vendredi, 03 Août 2012 10:46

Les deux hommes n'arrivent toujours pas à s'accorder sur la gestion des conflits de succession dans certaines chefferies de 3e degré, le gouverneur du Sud accusé d'entretenir le dilatoire.


C'est une véritable cacophonie que l'on vit à la tête du commandement territorial dans le département de la Vallée du Ntem depuis environs trois semaines. Le préfet, Franklin François Etapa, et son sous-préfet, Nestor Dim, à couteaux tirés n'arrivent toujours pas à accorder leurs violons dans la gestion des conflits de succession à la tête de certaines chefferies traditionnelles du 3e degré. Notamment, les chefferies d'Akina et de Nkan. «A ce rythme, il n'y a que le gouverneur du Sud pour trancher. S'il ne le fait pas dans les prochains jours, lui même sera accusé d'entretenir la pourriture», commente un proche collaborateur du gouverneur, Jules Marcellin Ndjaga.

Et de fait, le mutisme entretenu par la plus haute autorité du Sud sur ces deux dossiers qui défraient la chronique pourrait donner raison à ceux qui pensent que «le gouverneur du Sud ne voudrait pas se mêler de cette affaire parce que ses relations avec le préfet de la Vallée du Ntem sont mauvaises».

Tout est parti d'une décision du préfet de la Vallée du Ntem (le 5 juillet dernier) portant suspension de la désignation des chefs des villages d'Akina et de Nkan (Asso'o Ngana et Owoutou), dont le sous-préfet Nestor Dim et Afa'a Ekoto, chef de Canton Ntoumou Nord, avaient curieusement autorisé l'installation. «Les consultations ayant abouti à la désignation des deux chefs ont été émaillées de fraude. En plus, ces chefs sont rejetés par leur communauté parce qu'ils ne sont pas de la lignée», peut-on lire dans le contre rapport signé par la préfecture d'Ambam. Le sous-préfet d'Ambam, territorialement compétent dans la désignation des chefs de 3e degré, aurait accueilli les instructions du préfet, comme un manque de respect et d'estime à son égard.

Jusqu'à ce jour, la tension perdure entre les deux autorités administratives qui ne communiquent presque plus. Mais dans les deux communautés (Akina et de Nkan), la décision du préfet d'Ambam qui annule la désignation des deux chefs au cœur de la controverse, semble être un début de solution au problème. «Le préfet a été attentif au cris de détresse des populations d'Akina. Nous allons maintenant tout faire pour amener le gouverneur du Sud à faire appliquer le droit, afin que ce problème trouve une solution définitive», soutient Christine Elo, successeur dynastique à la chefferie d'Akina.

Le même sentiment est partagé par les populations d'Akina qui, après avoir menacé plus d'une fois de barrer la circulation entre Ambam et Ebolowa, sont revenues à de meilleurs sentiments. «Mais, qu'ils sachent que nous avons besoin d'un chef dans ce village. Si les autorités sont incapables d'appliquer la loi, nous allons le faire à leur place», vocifère Nkoumou Nkoumou. D'un côté comme de l'autre, l'on attend que le gouverneur réagisse au plus vite.

 

 

Albert Nna

 

 

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